Historique et courants
Les premières icônes religieuses datent des environs du VIe
siècle. La rupture entre les Églises orientale et latine
n’étant
pas consommée à cette époque, l’iconographie
circulait
librement entre les deux cultures.
L’icône
religieuse
a d’abord principalement fleuri autour de Byzance, foyer culturel de la
Grèce
et de l’Église orientale. Elle a laissé à la
même
époque des oeuvres à Rome, mais l’Église
latine
s’en coupera progressivement durant le second millénaire.
L’icône a
gagné
la Russie, quatre siècles plus tard, quand cette région
s’est
convertie au christianisme au tournant du premier millénaire.
Elle s’est enfin
diffusée en Occident avec l’immigration russe qui a suivi la
Révolution de 1917.
L'oeuvre de
Gilberte Massicotte-Éthier
La facture des oeuvres de Gilberte
Massicotte-Éthier est davantage
byzantine par la douceur de la lumière et des couleurs, ainsi
que
par la rondeur des lignes.
Les thèmes de
ses
oeuvres sont par ailleurs aussi inspirés des
représentations
russes, comme celles de Roublev. Ce sont les murs couverts
d’icônes,
les iconostases, du Saint Monastère de Stavronikita, au mont
Athos,
qui ont servi à Gilberte Massicotte-Éthier pour faire
naître
ses icônes de la plupart des grands mystères – même
si
le piètre état des oeuvres a souvent contraint l’artiste
à
les recomposer.
Holy Mandilion,
extrait de : «The Creatan Painter Theopanis -
The Wall Paintings of the Holy Monastery of
Stavronikita» Mount Athos, 1986.
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Archeiropoietre
icône de Gilberte
Massicotte-Éthier,
(16,5" en diamètre)
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Les oeuvres de
Gilberte
Massicotte-Éthier privilégient la simplicité de
l’écriture.
Elles sont dépourvues des parures d’argent et de pierres
précieuses
qui se sont greffées à l’icône au XVIe
et XVIIe siècle.
L’emphase est plutôt placée sur la vérité
des
visages, des compositions et du message. La richesse de l’oeuvre vient
du
pouvoir évocateur du dessin, que l’artiste s’efforce de vivre
pour
le laisser naître des couleurs.
Dans la tradition chrétienne,
l’icône religieuse est considérée
comme un objet sacré. Elle se veut porteuse du mystère
qu'elle évoque, présence des personnes qu'elle illustre.
La
toucher, durant la liturgie, équivaut à toucher le
manteau
de Jésus, à toucher le pan du manteau des
prophètes
qui l’ont précédé.
Vu le mystère
dont
l’icône est investie, il est de tradition de la manipuler avec
infiniment
de respect – certaines personnes n’hésitant pas à se
couvrir
les mains d’un voile ou de gants pour la toucher.
Gilberte
Massicotte-Éthier
s'inscrit dans cette lignée d'artistes et de croyants qui
s'inclinent
devant le mystère de l'icône religieuse, porteuse de
sacré
et de Présence.